11.08.2011

Communiqué de Presse


Genève, le 9 août 2011

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Parti du Travail

Section Genève

Rue du Vieux-Billard 25

Case postale 16

1211 Genève 8

Téléphone : 022/322.22.90

pdt-ge@bluewin.ch

Pour le PdT

Alexander Eniline

Secrétaire cantonal

Communiqué de presse

Elections nationales du 23 octobre 2011 : Ensemble à Gauche…vraime?


Le Parti du Travail estime nécessaire de réagir au communiqué de presse des dites listes Ensemble à Gauche – La Gauche – solidaritéS, signé Jean Batou, du 8 août 2011, ainsi qu’à 3 articles parus dans le Courrier le 8 et le 9 août ; ce afin de corriger certaines imprécisions, voire contre vérités flagrantes. Nous nions résolument que les deux listes déposées par solidaritéS soient des listes Ensemble à Gauche. Nous souhaitons rappeler qu’Ensemble à Gauche était une alliance électorale pour les élections municipales en Ville de Genève et dans la commune du Grand-Saconnex conclue entre quatre partenaires : le Parti du Travail, le DAL, les Indépendants de Gauche et solidaritéS. Les communistes s’étaient retirés d’Ensemble à Gauche bien avant le dépôt des listes, et la Gauche n’était pas partie prenante. Nous profiterons de l’occasion pour rappeler à M. Batou qu’à Carouge la liste commune s’intitulait A Gauche Toute !, et non Ensemble à Gauche (ainsi que le laisse entendre le texte de son communiqué).

C’est pourquoi nous estimons que pour pouvoir prétendre être Ensemble à Gauche, une liste doit comprendre la totalité, ou tout au moins la majorité des quatre composantes fondatrices, et s’inscrire dans la continuité de la démarche d’Ensemble à Gauche, qui était de rassembler les différentes organisations à la gauche du PS dans leur diversité, afin de travailler ensemble à la réalisation d’un projet politique commun, dans des conditions d’égalité et de respect mutuel. Or ce n’est absolument pas le cas, très loin de là même. Le Parti du Travail et la Gauche combative ne sont pas les seuls à ne pas participer à ces prétendues listes Ensemble à Gauche. En fait, elles comprennent presque exclusivement…des membres de solidaritéS ! Mais peut-être mieux vaut commencer par expliquer comment on en est arrivé là. Au sortir des élections municipales, les quatre composantes membres d’Ensemble à Gauche entamaient des négociations en vue des élections nationales de cet automne. Le principe sur lesquels se sont entendus à l’unanimité les représentants des organisations membres était celui d’une liste commune, rassemblant les quatre composantes. Nous avions en effet estimé qu’en vue des élections au Grand conseil dans deux ans, il était nécessaire de démontrer la capacité d’union des forces à la gauche du PS, ce qui ne pouvait se faire qu’à travers une liste commune, ou des listes communes sous-apparentées, comprenant à chaque fois des candidats de toutes les composantes.

Las, nous étions partis pour plusieurs mois de discussions stériles et de poker menteur, sans presque jamais parler de politique. Les représentants de solidaritéS nous ont baladés de semaine en semaine à coup de volte faces, propositions sorties du chapeau et exigences absurdes. A chaque fois, les exigences de solidaritéS augmentaient, au point de rompre tout rapport de proportionnalité et devenir inacceptables pour les autres composantes : il leur fallait la tête de liste (ou les têtes de liste des deux listes sous-apparentées), plus de candidats que les autres, etc. Malgré tout, le Parti du Travail, le DAL et les Indépendants ont continué ces négociations stériles, et étaient même prêts à

céder face aux exigences de solidaritéS afin de sauver le principe de la liste unitaire. Mais cela ne suffisait visiblement pas. A la fin, face à l’arrogance de solidaritéS, le PdT, le DAL et les Indépendants ont fait front commun. Alors, à la fin juin, coup de théâtre, solidaritéS proposait de tirer un trait sur l’unité et de déposer des listes sous-apparentées par composantes. Le PdT, le DAL et les Indépendants ont fermement refusé. En effet, les électeurs n’y auraient vu qu’autant de listes de partis différentes et une désunion de fait…qui aurait d’ailleurs bien été le cas. Et si l’on se présente séparément, en s’alliant grâce au seul gadget technique du sous-apparentement, comment prétendre que l’on est Ensemble ? A la dernière réunion, les représentants de solidaritéS ont mis fin aux négociations en affirmant qu’ils n’avaient plus le mandat pour négocier sur quoi que ce soit, et qu’ils nous enverraient une lettre expliquant leur proposition de sous-apparentement.

La lettre est arrivée le lundi suivant…en même temps que Pierre Vanek venu déposer une liste composée exclusivement de membres de solidaritéS et intitulée Ensemble à Gauche ! Les trois autres composantes étaient placées devant un chantage scandaleux : devoir se résigner à se sous-apparenter à la liste de solidaritéS, érigée en liste mère, ou partir seuls, et laisser à solidaritéS le malin plaisir de les accuser hypocritement d’avoir brisé l’unité. Nous souhaiterions vous rappeler à ce propos le communiqué de presse commun du DAL et des Indépendants daté du 15 juillet 2011, et notamment ces paroles que nous faisons nôtres : «Nos deux formations […] sont indignées de ce mode de faire qui nous met devant le fait accompli. Nous refusons la division et exigeons que SOLIDARITES retire le libellé d’ENSEMBLE A GAUCHE sur sa liste, qui est une usurpation inadmissible. Nous réitérons, néanmoins, notre demande d’une réunion entre les formations d’Ensemble à Gauche, dans le but de déposer une liste unique pour rétablir l’union entre nous ». Face à l’obstination et à l’arrogance de solidaritéS, le DAL et les Indépendants ont finalement choisi de renoncer à toute participation aux prochaine élections nationales.

Donc, quand M. Batou prétend que «une majorité consistante de la gauche de la gauche a choisi cette fois de former ensemble deux liste sous-apparentées pour le Conseil national», c’est, pour rester poli, une contre-vérité flagrante. Il ne s’agit de rien de plus que d’une liste solidaritéS ensemble…avec solidaritéS. A vrai dire, nous n’avons repéré que deux candidats non membres de solidaritéS, et il doit y avoir tout au plus un ou deux autres que nous n’aurions pas vu. «Des élus AVIVO à la Constituante» ? Des membres solidaritéS, élus sur la liste AVIVO à la Constituante…la nuance est de taille ! « Des candidat-e-s des Indépendants de gauche aux Municipales » ? Nous n’avons relevé que Magali Orsini et Maria Pérez (qui est devenue membre de solidaritéS depuis). C’est le droit le plus strict des candidats qui s’étaient présentés sous les couleurs des Indépendants de gauche de se présenter sur la liste de leur choix, mais cela n’est certainement pas une raison valable pour laisser entendre que les listes de solidaritéS incluent un nombre plus ou moins importants de cette composante, et donc incluent cette composante en tant que telle, ce que fait le texte de Batou ; ni que les Indépendants auraient implosé, comme nous pouvons le lire dans le Courier. Les Indépendants, de même que le DAL, existent et ont pris la décision de ne pas participer aux élections nationales. «Des membres de La Gauche – Genève » ? Non membre de solidaritéS, nous n’avons repéré que Chantal Gasser, et Magali Orsini déjà citée. Par ailleurs, solidaritéS participe à La Gauche à Genève, ce que ne fait pas le PdT, ni la majorité du DAL et des Indépendants. Vu qu’il n’y a pas beaucoup de militants de la gauche radicale à Genève qui ne soient pas membres des quatre organisations susmentionnées, il semble que La Gauche – Genève soit de ce fait avant tout une extension de solidaritéS.

Des membres «de solidaritéS » ? On ne trouve que ça ? Les deux listes soi-disant Ensemble à Gauche ne sont donc rien d’autre que des listes de solidaritéS ensemble avec…solidaritéS ! Et élargies à quelques personnes extérieures à solidaritéS. Une liste ouverte de solidaritéS tout au plus donc, comme nous le faisons aussi d’ailleurs en présentant deux camarades qui ne sont pas issus de nos rangs. Il n’y a donc aucune «majorité consistante », à moins que solidaritéS ne s’imaginent incarner cette majorités à eux tous seuls ?

Ensemble à Gauche n’étant pas une association, et le nom n’étant pas déposé, nous ne pouvons juridiquement empêcher solidaritéS de prendre ce nom. Nous souhaitons toutefois dénoncer résolument cette basse manoeuvre politicienne, ridicule mis à part de partir seul en

prétendant être «ensemble », de tentative récupération d’un travail politique et de succès commun aux municipales par solidaritéS ; et attendons des journalistes un minimum de déontologie, qui consiste à ne pas tomber dans le panneau et à dire clairement que les soi-disant listes Ensemble à Gauche ne sont que des listes solidaritéS.

Nous dénonçons d’ailleurs vigoureusement cette récupération politicienne et électoraliste de l’AVIVO par solidaritéS. Faut-il le rappeler : même si l’actuel président de l’AVIVO est membre de solidaritéS, l’AVIVO n’est pas la propriété de solidaritéS ! Nous rappelons que les militants de l’AVIVO ne sont pas tous membres ou sympathisants solidaritéS, loin de là même, et que le comité de l’AVIVO comprend une majorité de membres qui ne sont pas issus de solidaritéS, dont plusieurs membres du Parti du Travail. Nous rappelons que le Parti du Travail a créé l’AVIVO, mais que nous ne l’avons jamais utilisé comme faire valoir électoral, et avons clairement séparé l’AVIVO et le PdT, ce grâce à quoi l’AVIVO a pu devenir une organisation de masse engagée dans la défense des droits des retraités. Afin que l’AVIVO puisse continuer à jouer son rôle, il importe qu’elle puisse rassembler largement, au-delà des appartenances à tel ou tel parti. Pour cela, le président de l’AVIVO doit rester au-dessus de la mêlée afin de pouvoir représenter tous les membres de l’AVIVO. De se présenter comme tête de liste de la liste qu’il veut est le droit le plus strict de Souhail Mouhanna, mais qu’il le fasse sur une liste solidaritéS en tant que président de l’AVIVO est inadmissible et porte atteinte aux intérêts de l’association.

Cela rappelle, si besoin était, que solidaritéS excelle dans l’art de la récupération politique, sans aucun égard pour la cause qu’il récupère. Des membres de l’AVIVO et du comité de l’AVIVO, outrés par cet état de fait, se présentent sur notre liste ou la soutiennent, pour rappeler que solidaritéS n’es pas le propriétaire de l’AVIVO, ni n’a le monopole de la défense des retraités, ce qui explique que notre liste s’appelle «Parti du Travail + Aînés ».

Nous avons lutté jusqu’au bout pour l’unité. Si le Parti du Travail se présente seul, ce n’est pas par reflexe identitaire, mais suite au constat de l’échec d’Ensemble à Gauche comme forme de regroupement des forces à la gauche du PS autour d’un projet politique commun.

La volonté de solidaritéS de récupérer tout l’acquis d’Ensemble à Gauche à leur seul profit, sans égard pour le projet commun et au détriment de la cause qu’ils prétendent servir, leur volonté d’hégémonie à tout prix et leurs méthodes de coups tordus à répétition et de récupération de tout ce qui peut l’être, sans cohérence politique et sans but à long terme, caractéristiques de l’opportunisme de gauche, rendaient toute tentative de poursuite de travail en commun illusoire et contreproductive.

Nous avons donc décidé qu’il était pour nous inadmissible de céder au chantage du sous-apparentement, car aucune forme d’alliance n’est possible ni souhaitable si elle est imposée par une partie prenante pour son seul intérêt et non mutuellement consentie, et que nous devions nous présenter seuls afin de mener une véritable lutte politique, et non perdre notre temps dans les méandres de négociations stériles qui au final desservent tous ceux qui s’y embourbent.

Nous avons par ailleurs des divergences politiques profondes avec solidaritéS sur l’Union européenne et la libre circulation. Non pas que nous soyons contre l’immigration, mais parce que nous estimons que les accords bilatéraux tels qu’ils existent favorisent le dumping salarial, ce d’autant que les mesures d’accompagnement ne sont qu’une farce, gravent le néolibéralisme dans le marbre et vont à l’encontre des intérêts des travailleurs de notre pays. Enfin, nous n’avons jamais affirmé que nous aurions pour projet de partir seuls pour les cantonales dans deux ans, bien qu’il soit fort possible que nous ne puissions plus travailler avec solidaritéS. Notre vision stratégique n’est pas le repli sectaire, mais la construction d’un large front populaire, fondé sur un réel projet politique et une authentique implantation sociale et dans les luttes, et non sur des combines de marchands de tapis, afin de construire une nouvelle société socialiste

P.S : bien que nous n’ayons pas déposé de bulletin pour le Conseil des Etats, nous ferons campagne pour Liliane Maury-Pasquier et Robert Cramer.

Pour le Parti du Travail

Alexander Eniline

Secrétaire cantonal

LISTE N°18, Parti du Travail + Aînés

LISTE N°18, Parti du Travail + Aînés

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LISTE N°18

Parti du Travail + Aînés

1. WENGER Salika – Genève

Conseillère municipale, membre AVIVO, membre Mouvement populaire des familles (MPF), présidente de l’Association des Suisses contre les intégrismes, membre UNIA


2. ENILINE Alexander – Corsier

Secrétaire cantonal du Parti du Travail, Comité de l’Association des étudiants en lettres (AEL), membres CUAE, membre Comité Suisse-Corée

3. ECUYER Hélène – Genève

Ancienne conseillère municipale, membre Association genevoise des ludothèques, membre WWF, membre MPF, membre AVIVO


4. SPIELMANN Jean – Genève

Président du Parti du Travail, Comité de l’AVIVO, Association des amis du Monde diplomatique, ancien président du Grand conseil, ancien conseiller national


5. MISSOH Massan – Vernier

Association Femmes africaines, CIDAD, Tradition et médecine


6. ECUYER René – Genève

Comité de l’AVIVO, ancien député au Grand conseil, ancien conseiller municipal, ancien juge au tribunal des baux et loyers


7. MEIERHOFFER Charlotte – Genève

Membre AVIVO, membre ASLOCA, Association Femmes africaines, Association Bassa, Association féministe de Genève


8. ÜREGEN Ali – Thônex

Membre SIT, ancien membre Parti communiste turc (TKP), ancien membre ÖDP


9. AYUSAWA Raymonde – Genève

Membre Association Suisse-Cuba, membre Association des habitants de la Vielle-Ville, membre AVIVO


10. COHEN Arthur – Genève

Assistant en communication, membre ASLOCA, membre Association des Suisses contre les intégrismes

11. LANY Xavier – Vésenaz

Ingénieur en agronomie

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